Galway City

Cet été, depuis Dublin, nous avons pris un car pour Galway City.

Je précise bien « City » pour ne pas confondre la ville avec le comté dans laquelle elle se trouve, également du nom de Galway. Pour petite info donc, l’Irlande se divise en différents comtés, l’équivalent de nos régions françaises.

J’avais très hâte d’aller là-bas et de découvrir un peu l’Ouest de l’Irlande. Cette fois, nous logions dans une auberge de jeunesse (Galway City Hostel) dont je peux faire la promotion – j’appréhendais le séjour là-bas, car j’espérais ne pas avoir des voisins de chambre trop pénibles (on avait pris un dortoir de 4, pour éviter d’avoir trop de monde avec nous), et que les salles de bains ne soient pas dans un état de décomposition avancée. Tout s’est très bien passé au final: chambre, salles de bains et cuisine impeccables, personnel très accueillant et disponible, et voisins de chambre discrets au possible. Phew!

Galway n’est pas une ville immense, mais cela n’ôte rien à son charme. Nous avons commencé par traîner dans les rues, par nous-mêmes, l’auberge étant située en plein centre, sur Eyre Square, à côté des sites touristiques principaux.

Oscar Wilde (Irlandais) et Eduard Wilde (Estonien), en pleine conversation sur Shop Street

L’anneau Claddagh, que vous pouvez voir sur la façade de cette bijouterie, est vendu à tous les coins de rue à Galway. C’est un symbole d’amour, d’amitié et de fidélité. Il est composé d’un coeur, d’une couronne et de deux mains. La façon dont on le porte est censée représenter notre statut amoureux: sur la main droite avec le coeur vers l’extérieur signifie qu’on est disponibles, sur la main droite mais avec le coeur dirigé vers indique qu’on ne l’est pas. Sur la main gauche, avec les mêmes positions, cela représente respectivement les fiançailles et le mariage.

Dans les rues principales 

Je ne sais plus trop comment, mais on avait repéré une visite guidée gratuite de la ville, qui partait de Eyre Square (à côté de l’auberge, donc). Ce fut vraiment la meilleure idée qu’on aurait pu avoir : la guide était une étudiante aussi passionnante que passionnée, la visite dure bien 1h30-2h sans qu’on s’ennuie ni qu’on reste sur sa faim, et c’est donc gratuit – même s’il est bien vu de donner un pourboire, à deux ça nous est tout même de revenu bien moins cher que si on avait payé une « vraie » visite guidée.

Le parcours fait passer par les lieux majeurs de la ville. Parce que je ne saurais pas vous répéter exactement tout ce que la guide nous a raconté, je préfère laisser parler les photos 🙂

Une promenade le long de la rivière Corrib

Le Salmon Weir Bridge, construit en 1818

Le saumon : à Galway, le saumon est roi et a même eu le droit à une sculpture ! Les avis quant à cette œuvre d’art divergent… je vous laisse vous faire votre propre idée (personnellement, je n’avais pas vu que c’était un saumon au départ)

Galway Cathedral

La cathédrale la plus récente (si on enlève la Sagrada Familia à Barcelone, qui selon la guide ne compte pas vraiment car elle n’est pas finie ;)) : commencée en 1958 et terminée en 1965.

Spanish Arch, construite au XVIème siècle :
appelée ainsi dû au commerce fréquent avec les Espagnols à l’époque. 

Une exposition temporaire de cet été : un artiste, Joe Caslin, a pris possession des murs de la ville, pour sensibiliser au fait que les jeunes hommes irlandais n’expriment pas assez leurs émotions et sentiments, menant à un taux particulièrement haut de déprime et de suicide. Christelle m’ayant demandé comment l’exposition pouvait être temporaire si les oeuvres étaient à même les murs, j’ai fait une petite recherche pour retrouver les détails de l’installation.Le projet de l’artiste, Our Nation’s Sons, est expliqué dans les trois articles ci-dessous, et ses oeuvres sont en réalité des plâtrages de portraits de jeunes hommes.
http://evolveurbanart.com/2014/12/04/street-art-in-focus-joe-caslin-our-nations-sons/
http://www.brooklynstreetart.com/theblog/2013/06/18/joe-caslin-street-art-portraiture-and-our-nations-sons/#.VQX0hcY9Gn4
http://www.limerickpost.ie/2014/07/03/our-nations-sons-reach-to-the-sky/

Lynch’s Castle

Une petite histoire dont je me souviens et que je vais essayer de vous raconter : l’origine du mot « lyncher », ou en tout cas, selon les gens de Galway.
Un certain James Lynch fut un des maires de Galway. Il était réputé pour privilégier le sens de l’honneur par-dessus tout. Quand son fils tua un soldat espagnol qui lui avait volé sa fiancée, James Lynch n’eut donc d’autre choix que de le faire exécuter. Cependant, aucun bourreau n’accepta de se charger de l’exécution, si bien que Lynch décida de tuer lui-même son propre fils. N’ayant aucune expérience dans le domaine, cela lui prit une éternité, et l’exécution se transforma en véritable torture publique. D’où le mot « lyncher »!

Je vous dis à bientôt sur deux de mes photos préférées de cette journée!

J’adorais les couleurs!

Vélo rose

Prochaine étape: Aran Islands, après une courte escale en Méditerranée !

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