Home is wherever I’m with you

Mars approche à grands pas et je ne vous ai toujours pas parlé de Cork. Laissez-moi vous raconter pourquoi…

March is just around the corner and I still haven’t written about Cork. Let me tell you why…

L’année dernière à Londres, je vivais à 100 à l’heure. J’ai vécu là-bas pendant dix mois – dix mois pendant lesquels j’avais envie de découvrir un maximum de choses. Chaque week-end, nous partions explorer un coin différent de la ville, voire de l’Europe. Parfois, je me retrouvais submergée par le flot de quartiers à visiter, de monuments à admirer, de restaurants à essayer. Je ne savais pas toujours où donner de la tête mais une chose était sûre, je détestais rester inactive et je ne supportais pas passer une journée libre à rester chez moi.

Last year in London, I was always on the go. I lived there for ten months – and during those ten months I wanted to discover as many things as possible. Every weekend we would go explore a different part of the city, or even of Europe. Sometimes I would feel overwhelmed by the flood of neighborhoods to visit, the monuments to admire, the restaurants to try. I did not always know which way to turn but one thing was certain: I hated staying inactive and I couldn’t stand spending a day off at home.

Cette année, c’est un tout autre sentiment qui m’anime à Cork. Pour tout un tas de raisons, je ne suis plus autant en train d’éplucher les guides pour chercher une nouvelle occupation chaque week-end.

This year I feel completely different in Cork. For loads of reasons I am not going through guides that much to find a new occupation every weekend.

Tout d’abord, après un semestre plus qu’éprouvant, j’ai passé le mois de janvier à hiberner. J’ai beaucoup dormi, cuisiné, mangé, lu, traîné, regardé des séries… bref, je me suis ressourcée. Et puis le mois de février est arrivé et je me suis dit, oups, le premier mois a déjà filé… Mais je me suis rendue compte que Cork était déjà devenu une nouvelle maison, que j’avais déjà appris à l’apprécier sans avoir eu besoin de l’arpenter en long, en large et en travers.

First of all, after a semester more than demanding, I spent the month of January to hibernate. I slept, a lot, cooked, ate, read, watched TV series, allowed myself to be lazy… in short, I recovered. Then February came and I was like, oops, the first month flew by already… But I realized Cork had already become a new home that I had already learned to love without feeling the need to explore in minute detail.

Une autre raison non négligeable est que j’ai déjà beaucoup visité l’Irlande. Je n’ai pas tout vu, évidemment, mais je ressens moins ce besoin de tout explorer.

Another main reason is that I have already visited Ireland several times. I have not seen everything, of course not, but I feel less the need to explore everything.

A Londres, même si je peux y retourner, je savais qu’après ces dix mois, je n’aurai plus jamais cette possibilité d’en voir autant et si facilement. C’était une sorte de course contre la montre, dix mois pour en profiter le plus possible. A Cork, c’est différent. Depuis ces dernières années, l’Irlande était déjà devenue une deuxième maison. Je sais que j’y retournerai au moins une fois par an, que j’aurai un jour ou l’autre la possibilité de voir ce que je n’ai pas vu voir. Je suis plus calme, rassurée, alors que je sentais Londres m’échapper jour après jour.

In London, even though I can go back there, I knew that after those ten months I won’t be able to see as many things that easily. It was a kind of race against time – ten months to make the most of my time there. It’s a whole different story in Cork. For the last few years, Ireland had already become a second home to me. I know that I will be back at least once a year and that I will get to see what I haven’t seen, one day or another. I feel calmer, more reassured, whereas I felt London slipping away from me. 

Cet état d’esprit change vraiment tout. Alors que je ne me voyais pas m’installer durablement à Londres, je sais que je pourrais aisément rester ici si l’occasion se présentait.

This state of mind really changes everything. When I couldn’t see myself settle down in London, I know that I could easily stay here if I had the opportunity. 

Tout ça également pour vous dire que je me sens moins l’âme d’une guide touristique que l’année dernière et que j’ai bien peur de ne pas écrire des articles aussi longs et complets. J’ai essayé plusieurs fois de rédiger un article sur Cork mais j’avais l’impression de ne rien avoir à dire. A la place, je me suis rendue compte que j’avais juste envie de vous parler de moi, de comment je me sentais ici. Pas trop déçu(e) j’espère 😉

All that to tell you that I feel less of a tourist guide than last year and I’m afraid I won’t write long and thorough articles. I tried several times to write an article about Cork but every time I felt like I had nothing to say. Instead, I realized I actually just needed to talk about me and how I feel here. I hope you’re not too disappointed 😉

11 commentaires sur “Home is wherever I’m with you

  1. J’ai reconnu les paroles de Edward Sharpe and the Magnetic Zeros 🙂
    J’imagine très bien tes 2 états d’esprits entre ces deux villes… j’aime ressentir les deux, mais je ne saurais pas trop ce que je préfère ! Il est sûr que vivre à 100 à l’heure comme tu l’as fait à Londres peut être très épuisant. Je suis contente pour toi que tu ai le temps de te ressourcer 🙂

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    1. Ouiiii bien joué pour les paroles ! J’adore cette chanson.
      J’ai adoré mon année à Londres et j’en ai profité à fond, mais c’est sympa aussi d’être dans un endroit un peu plus « stable » 🙂 Pourtant je n’y reste pas très longtemps, mais j’ai de plus en plus besoin de m’installer quelque part !

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  2. Beaucoup plus difficile d’écrire sur « chez soi » en effet. J’avais le même sentiment à Londres, maintenant que je suis partie j’ai plus de facilité pour écrire dessus… En tout cas tu as raison, profite de la vie, ressource-toi, tu auras bien assez de périodes où il faudra courir partout et tout le temps 😉

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  3. « un semestre plus qu’éprouvant » … y’a encore quelques jours je me sentais grave prête à retourner en cours et finir mon diplôme et réflexiver !!!! mais là ça me jette un froid.
    Mais tu as fini (enfin presque) et tu fais bien de te reposer 🙂

    j’aime bien les articles comme ça 🙂

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    1. Hahaha au moins si tu finis le master à Tours, tu en auras tellement entendu parler en mode « c’est l’horreur, on croule sous le boulot » que si ça se trouve, ça te paraîtra easy peasy 😉

      Contente que l’article te plaise 🙂 Demain j’en ai programmé un sur le mariage !

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  4. Le rapport qu’on a avec une ville est surtout et avant tout comment on s’y sent. Pour ma part je trouve que ton ressenti est beaucoup plus intéressant qu’un simple article « visite guidée » sans émotion particulière. Prends le temps de découvrir et de nous faire découvrir les lieux qui te font aimer ce petit coin ! 🙂

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    1. Merci beaucoup Cléa 🙂 Je crois que je me mets toujours trop de pression quand j’écris un article, alors que je me rends compte que plus j’écris avec le coeur, plus les lecteurs/lectrices semblent être touché(e)s ! J’ai toujours l’impression que mes ressentis n’intéressent personne mais ça a l’air d’être faux, et ça fait plaisir.

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      1. Pour moi les expériences sont indissociables des émotions 🙂 La neutralité, c’est bon pour les journaliste ! et encore…

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