Mariage – la folle histoire des alliances / the crazy story of the wedding rings

Avant de trouver nos alliances, je ne suis jamais tombée sur un article qui parlait vraiment du choix pourtant majeur des alliances. On parle beaucoup de la robe, de la décoration, voire même des fleurs. Mais les alliances alors ? Ce tout petit objet qui va cependant être le seul qui est censé rester à tout jamais avec nous après le jour J ? Je vous raconte notre histoire…

(English version below)

Comme nous partions en Irlande pendant plusieurs mois en janvier, je voulais aller choisir mon alliance avant le départ. Toutefois, ça peut aussi attendre bien plus tard car ce n’est pas le plus long (enfin… sauf quand on est comme moi…). En novembre, nous sommes donc allés avec mes parents dans une première bijouterie. Sur le principe, c’est assez simple : on nous a montré plusieurs alliances, et on en a essayé quelques unes qu’on trouvait jolies. Je savais que je voulais de l’or jaune, et on ne voulait pas spécialement la même alliance avec Ciaran. Jusqu’ici, tout va bien.

Sauf qu’à la bijouterie en question, après quelques essais, on n’est pas du tout convaincus. On demande un devis quand même pour deux bagues chacun, histoire d’avoir une fourchette de prix. Les quatre bagues sont aux alentours de 400€, ce qui pour nous était trop, même si je sais que pour d’autres ça paraît normal ou pas beaucoup. On avait juste pas envie de mettre beaucoup d’argent là-dedans.

L’autre point négatif : mon père demande où sont fabriquées les bagues, car il ne voulait pas qu’elles proviennent d’un atelier en Chine, créées par des petits enfants maltraités. Et là… La vendeuse est incapable de nous répondre. Elle s’excuse et va demander à quelqu’un d’autre. On n’a jamais réussi à savoir.

Bon, le bilan n’est pas très positif mais ce n’est que la première bijouterie. Sauf que moi, dramatique comme d’habitude, je suis déjà déprimée car cette bijouterie n’était pas du haut de gamme et les prix ne m’allaient déjà pas. Je n’osais pas imaginer d’autres tarifs ailleurs.

Là, ma mère a une idée : quand on irait en Inde, on pourrait transformer certains de mes bijoux d’enfance en mon alliance. Ca permettrait de recycler des bijoux que je ne mets plus, et c’est très symbolique en plus. J’adore le principe, pour moi, c’est réglé, on fera comme ça !

Ha, ha, ha… Bien sûr. Malgré cette idée de génie, mes parents me proposent quand même d’aller voir un artisan bijoutier à qui ils ont déjà fait appel. Au départ, je ne veux même pas, car je suis ravie de l’idée de ma mère. Mais ils insistent un peu et je me dis allez, pourquoi pas, ça coûte rien. Vous voyez le truc venir ?

Hé oui. J’ai eu un énorme coup de coeur en allant le voir. Non, plutôt : deux coups de coeur. Alors que je n’étais pas motivée, je tombe sous le charme de deux bagues, contre toute attente. Et le coût était bien moins élevé. Le problème maintenant… il faut en choisir une.

C’est là que l’histoire devient comique (elle était déjà pas mal je trouvais). Je suis incapable de choisir ma bague. J’ai l’impression de devoir faire un choix trop lourd pour moi, je ne sais pas du tout quelle bague me plaira toute ma vie, c’est trop de pression. Je me dis à ce moment que le choix de la robe, c’est que dalle ! Trop tourmentée, je décide de revenir la semaine suivante.

Entre temps, le bijoutier m’envoie la photo des deux bagues pour que je puisse y réfléchir au calme. Là, je fais une erreur : demander l’avis de mes parents, ma soeur et mes demoiselles d’honneur. Le problème ce n’était pas elles, évidemment : mais au final, c’était encore plus difficile de trancher car chacun(e) avait un bon argument et pas pour la même alliance, bien sûr.

J’y retourne quand même dans la semaine, en ayant pris ma décision finale. Prête à lui dire quelle bague je veux, je les réessaie toutes les deux au cas où. Et là… NAAANNN JE NE PEUX PAS ! Je vous jure, j’ai senti mon coeur se briser et je n’arrivais toujours pas à choisir. Je suis donc encore partie en lui disant que promis, je reviendrai quelques jours plus tard…

Après de nouvelles discussions et hésitations, ma mère me dit « mais pourquoi tu ne prends pas simplement celle que Ciaran préfère ? ». Et là je pense, mais oui, ça règle tout : si je choisis celle que mon futur mari préfère, c’est la bonne solution. OK ! C’est parti. Je retourne à la bijouterie et je lui confirme mon choix.

Donc tout va bien alors ! NON ! L’histoire ne se termine pas là, que croyez-vous ? 😀

Au mois de juin, je vais réessayer mon alliance, maintenant à ma taille, et demander la gravure. Je suis toute excitée. On y va avec ma maman et Ciaran. Le bijoutier sort l’alliance de son petit sachet et… ce n’est pas la bonne. Vous avez bien lu : LE BIJOUTIER A CREE LA MAUVAISE ALLIANCE.

Là, honnêtement, j’ai senti mon coeur s’arrêter. Je ne souriais plus du tout. Après tous ces mois d’attente et mon indécision totale, à quelques semaines du mariage, je me retrouve avec la deuxième alliance, celle avec laquelle j’avais beaucoup hésité mais pas celle que j’avais réussi à choisir. Je suis catégorique mais ma mère, mon futur mari et le bijoutier m’assurent à 100% que c’est celle que j’ai choisie. Je suis persuadée que non, je le sais au fond de moi, même si ça fait 8 mois !

On fait quoi dans ce cas-là ? Le bijoutier, une perle de patience, me montre une série de bagues parmi lesquelles, selon lui, se trouve forcément celle que je dis avoir choisie. Je les regarde et… je ne retrouve pas la bonne. C’est de pire en pire. Mais je fais confiance au bijoutier qui me dit que tous les modèles qu’il m’avait montrés en novembre sont là. Je n’ai pas la photo des deux bagues sur moi, donc je ne suis plus sûre de rien et je rentre chez moi, toute triste.

J’essaie de me dire que ce n’est pas grave. Après tout, j’avais tellement hésité entre les deux bagues, donc il semblerait que le destin ait choisi pour moi… Mouais. Nan. Je ne m’auto-persuade pas du tout. Déjà, je règle vite fait le mystère de « le bijoutier a-t-il vraiment fait une erreur alors que tout le monde me dit que non » : comme je tiens un carnet sur les préparatifs du mariage, je retrouve très rapidement le moment où je parle de mon choix et où je décris la bague. J’ai EVIDEMMENT bel et bien raison : la bague que le bijoutier a réalisée n’est pas celle que j’avais eu tant de mal à choisir.

Je tourne en rond et ne suis plus sûre de rien. Ma mère me dit que c’est trop important et que je dois retourner voir le bijoutier avec la photo des deux bagues, pour qu’il retrouve la bague que j’avais vraiment choisie, et que je décide à ce moment laquelle me plaît vraiment. Quitte à passer pour la pire cliente du monde, j’y retourne avec la photo.

Le bijoutier voit alors très bien de quelle alliance il s’agit et il me la montre : en effet, elle faisait partie des modèles de tout à l’heure, parmi lesquels je n’avais pas retrouvé mon coup de coeur. Et là… je me rends compte que… cette bague, je ne l’aime plus tant que ça. Je réfléchis deux secondes : l’alliance de ma vie, je devrais être capable de la retrouver les yeux fermés au milieu de milliers de modèles. Là, je n’avais pas pu la reconnaître parmi une poignée de bagues. Je la réessaie quand même, ainsi que celle que le bijoutier a faite. Retournement de situation : en fait, je préfère largement celle réalisée par erreur !

C’était vraiment une sacrée histoire mais je ne regrette pas du tout mon choix. Je suis fan de ma bague, je pense qu’elle me correspond très bien, et même si on s’en fout, tout le monde la trouve très jolie.

Et le mari alors ? Après avoir vu les prix à la première bijouterie, Ciaran était vraiment plus chaud du tout pour avoir une alliance (ouais car au final, l’alliance n’est pas du tout obligatoire !). Et il a commencé à réfléchir à des alternatives. Il est tombé sur l’idée… d’une alliance en bois !

Pourquoi pas après tout ? C’est original et personnalisé, et ça lui correspondait bien. Mais après quelques mois de recherches, il n’a pas trouvé ce qui lui plaisait, et les bagues vraiment écolo et jolies étaient très chères aussi. Arrivés à quelques semaines du mariage, il n’avait toujours pas sa bague…

Et puis, quand on est allées chercher mes bijoux de mariage en Inde, et après six interminables heures, on nous offre plusieurs pièces d’argent. OK, cool cool, c’est bien gentil mais ça sert à quoi des pièces d’argent ? Nouvelle idée du siècle : on propose à Ciaran de faire son alliance à partir de cet argent. C’est économique, écologique, symbolique, tout ce qu’on veut, bref, c’est positif ! Il accepte, le bijoutier également, et c’est ainsi que l’alliance toute simple de Ciaran a été réalisée avec de l’argent indien (qui en plus, est plus précieux que le nôtre, le bijoutier nous a dit !), pour seulement 50€ !

Cette histoire d’alliance se termine donc très bien (heureusement). Ce qui est amusant, c’est que j’ai également eu des péripéties avec mon alliance indienne… qui sait, peut-être que je vous raconterai ça un de ces jours 😉

Before I found our wedding rings, I never came across an article really talking about the crucial choice of the wedding rings. A lot is said about the dress, the decoration, or even the flowers. But what about the rings? That very small object that will be the only one that yet is supposed to stay with us forever after the D day? I’m telling you our story…

Since we were leaving for Ireland for a few months in January, I wanted to choose my ring before. However, it can very well be taken care of much later because it’s not the thing that takes the longest (well… unless you’re like me…). In November, we thus went with my parents in a first jewellery. The concept is quite simple: we were shown several rings, and we tried on a few that we found pretty. I knew that I wanted a yellow golden one, and we didn’t necessarily want the same one with Ciaran. So far so good.

But… after trying a few rings, we were not convinced at all. We asked for a quote anyway, for 2 rings each, just so we could have an idea of a price range. Each ring cost about €400, which was too much for us – even if I know that for others it may seem like a cheap or a normal price, but we didn’t want to allocate a big budget for our rings.

An other negative aspect: my father asked where the rings were made, because he didn’t want them to come from China, made by mistreated small children. And… the saleswoman was unable to answer us. She apologized and asked someone else. In the end, we were never able to know.

OK, it wasn’t very positive but it was only the first jewellery. Except I was as dramatic as ever and I was already depressed because that jewellery wasn’t even a top one and the prices already didn’t fit our budget. I couldn’t even imagine other costs elsewhere.

Then, my mother had an idea: when we were going to India, we could transform some of my childhood jewels into a ring. It would enable us to recycle jewels that I don’t wear anymore, and it was very symbolical. I loved the concept, for me it was all set, we’d do like this!

Ha, ha, ha… Right. Despite their genius idea, my parents still suggested I went to see a jeweler that they already knew. At first, I didn’t even want to, because I was really delighted with my mum’s idea. But they insisted a bit and I thought, well, why not, it can’t do any harm. Do you see it coming?

Yeah. It was love at first sight there – or rather, two loves at first sight. Whereas I wasn’t motivated at all to go there, I fell in love with two rings. And they cost way less. The problem was… I had to choose one.

Now the story becomes funny (it already was, I think :D). I was unable to choose a ring. I felt that this decision was too big for me, I had no idea how to choose the ring that’s supposed to stay with me for the rest of my life, it was too much pressure. At that point, I told myself that choosing a wedding dress is NOTHING compared to that! Too tormented, I decided I would go back the week after.

In the meantime, the jeweler sent me the photo of the two rings so that I could calmly think about them. Then, I made a mistake: I asked my parents, my sister and my bridesmaids for their opinions. They were not the problem, of course, but in the end it was even more difficult to decide as everyone had a good argument, and not for the same ring, naturally…

I still went back to the jeweler, my final decision made. Ready to tell him which ring I wanted, I tried both of them on again, just in case. And then… NOOOOO I CAAAAAN’T DO THIS!!! I swear it, I felt my heart break and I still couldn’t choose. I thus left again, promising I would come back a few days later…

After new discussions and hesitations, my mum told me “but why don’t you simply take the one that Ciaran prefers?” And then I thought, yeah, it solves everything: if I just choose the one that my husband to be prefers, it has to be the right decision. Alright! Let’s do this. I went back to the jeweler and confirmed my choice.

So everything was fine then! … NO!!! The story doesn’t end here, what do you think? 😀

In June, I went back to try on my ring, now at my size, and to ask for the engraving. I was super excited. We went there with my my mum and Ciaran. The jeweler took the ring out of a little sachet and… it was not the right one. You read right: THE JEWELER CREATED THE WRONG RING.

I honestly felt my heart stop. I was not smiling at all anymore. After all those months waiting, and my complete indecision at first, a few weeks before the wedding, I ended up with the second ring, the one I really hesitated to take but not the one I had eventually chosen. I was categorical but my mother, my husband to be and the jeweler were 100% sure that it was the one I chose. I was convinced it was not, I knew it deep inside me, even if it had been 8 months!

What do we do in that case? The jeweler, a model of patience, showed me several rings among which, according to him, the one I said I chose was supposed to be. I took a look at them and… I couldn’t find the right one. It was getting worse and worse. But I trusted the jeweler when he told me that all the models he showed me in November were there. I didn’t have the photo of the two rings with me, so I was not sure of anything anymore and I came back home, heart broken.

I tried to tell myself it was not that bad. After all, I had hesitated so much between the two rings, so it was looking like fate had chosen for me… Mmmh… Nah. I couldn’t convince myself at all. First of all, I was able to solve in no time the mystery of “did the jeweler actually make a mistake whereas everyone tells me he didn’t”: since I wrote about my wedding preparations in a notebook, I found very quickly the moment when I talked about my choice and when I described the ring. OF COURSE I was right: the ring that the jeweler created was not the one I had so much trouble choosing.

I was pacing around and I wasn’t sure of anything anymore. My mum told me it was too important and I should go back to see the jeweler with the photo of the two rings, so he could show me the ring I had actually chosen, and so I could then decide which one I really liked. Even if it meant being the worst client in the world, I went back there with the photo.

The jeweler saw right away which ring I was talking about and he showed it to me: indeed, it was among the models he had showed me earlier, among which I couldn’t find the one I had fallen in love with. And then… I realized that… that ring, I didn’t love it that much in the end. I quickly thought about it: the ring of my life, I should be able to find it with my eyes closed in the middle of thousands of models. But by then, I couldn’t even recognize it among just a handful of rings. I tried it on anyway, as well as the one the jeweler made for me. A complete turnaround happened then: actually, I preferred by far the one made by mistake!

What a story!! But I don’t regret my choice at all. I just love my ring, I think it suits me well, and even if I shouldn’t care, everyone finds it very pretty.

What about the husband then? After seeing the prices in the first shop, Ciaran didn’t even want to have a ring anymore (yep, because in the end, no one has to have a ring!). So he started thinking about alternatives. He came across the idea of… a wooden ring!

Why not after all? It’s original and personalized, and it suited him fine. But after a few months looking for one, he couldn’t find what he wanted, and the rings that were really ecological and pretty were also very expensive. A few weeks before the wedding, he still hadn’t found his ring…

And then, when we went to India to get my wedding jewels, after six endless hours, we were given several silver coins. OK, cool, cool, it’s all very nice but what do you do with silver coins? New genius idea: we suggested to Ciaran to have his ring made from this silver. It’s economical, ecological, symbolical, in short, it’s positive! Ciaran accepted, the jeweler as well, and it is how Ciaran’s ring was created from Indian silver (which is even more precious than ours, the jeweler told us!), for only €50!

This wedding rings’ story thus ends very well (thankfully!). The funny thing is, I also had some adventures with the equivalent of my Indian wedding ring… who knows, maybe I’ll tell you about it one of these days 😉

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