India – Villianur & Auroville

Entre deux achats pour le mariage et visites familiales, on demande à un chauffeur de nous accompagner en dehors de Pondichéry pour l’après-midi.

In between wedding shopping and familial duties, we asked a taxi driver to take us outside Pondicherry for an afternoon.

En Inde, impossible de conduire soi-même : on fait appel à des services de taxi, qui nous coûtent très peu d’argent et nous permettent d’être tout de même autonomes.

In India, it’s impossible to drive by yourself: you have to use taxis, that cost us very little money and allow us to have a little autonomy anyway.

Premier arrêt : Villianur. J’avais lu sur Internet qu’ils recommandaient d’aller au temple Sri Gokilambal Thirukameeswarar (à vos souhaits). Le chauffeur nous dépose devant le temple le plus important de la ville, donc on suppose que c’est celui-là même si rien n’est indiqué (enfin, si, mais en tamoul et ma mère le parle mais ne le lit pas couramment). Le temple est immense mais il semble être en rénovation. On en voit un bout quand même.

First stop: Villianur. I read on the Internet that they recommended to go to Sri Gokilambal Thirukameeswarar temple (bless you). Our driver dropped us in front of the most important temple in the city, so we guessed it was the right one even though nothing was indicated (well, yes, it was, but in Tamil and my mum does speak it but can’t read it well). The temple is huge but seemed to be undergoing renvoation. We were still able to see a bit of it.

Tous les temps hindous ont un bassin de ce type – All Hindu temples have this kind of basin.

On ne reste pas très longtemps car il est juste après 14h et le soleil tape très fort… On retourne dans la voiture pour aller à l’église Sainte Lourdes, une énorme église bleue et blanche assez kitsch, où Maman me dit qu’elle a fait sa communion ! J’aime bien l’imaginer petite fille dans ces endroits.

We didn’t stay long because if was just after 2PM and the sun was really hot… We drove to Our Lady of Lourdes shrine, a huge white and blue church quite kitschy. Mum told me she had her First Communion there! I like imagining her as a little girl in those places.

Juste à côté de l’église – Right by the church

On roule ensuite jusqu’à Auroville. Dès qu’on sort de la ville, on voit des vaches partout ! Elles ont l’air de manger un peu tout et n’importe quoi… J’en ai vu une en train de détruire un carton. On passe également devant des chèvres, puis des cochons. La routine! Le décor ne change pas énormément du centre, c’est toujours cet impressionnant bazar coloré. Je ne dors pas assez depuis que je suis arrivée. Le manque de sommeil, la chaleur et la voiture me bercent doucement. Je me réveille alors qu’on arrive tout juste à Auroville.

Auroville est un endroit hors norme et surtout, hors de la société. En 1968, celle qu’on appelle « la Mère » fonde cette communauté avec pour but de réunir différentes personnes de toutes nationalité, croyance et religion et de vivre en harmonie. A Auroville, il n’y a pas de loi, de règles ou de possessions. C’est censé être une ville unie et universelle. Le principe paraît évidemment bien, mais quand j’en lis plus au centre d’informations, je vois qu’il y a tout de même certains principes à respecter et qui ne me correspondent pas. De même, alors qu’ils prônent l’absence de possession, ils vendent tout de même des objets et vêtements hors de prix et hors de portée de l’Indien moyen à la boutique de la ville. Et bien qu’ils prétendent ne pas avoir de religion, ça reste trop spirituel à mon goût…

Concernant la visite en elle-même, on passe d’abord par le centre d’informations où on en apprend plus sur l’histoire et le principe d’Auroville. On nous indique ensuite que pour obtenir le pass gratuit pour aller voir le Matrimandir, « l’âme d’Auroville » (quand je disais que c’était trop spirituel pour moi…), on doit regarder une vidéo de 10 minutes. Sagement, on obéit, et on commence à la regarder, mais on n’arrive pas à s’y intéresser grandement. C’est une vidéo retraçant la construction du Matrimandir. Je regarde les images plus que je n’écoute, la qualité du son étant assez mauvaise et je ne comprends qu’un mot sur trois, bien que ce soit en anglais. On voit donc le Matrimandir prendre forme petit à petit, des personnes de différentes nationalités travaillent ensemble dessus. Autour de la structure se trouvent douze pétales ouverts, représentant les qualités qu’on développe en rapport avec la divinité, et en rapport avec l’humanité. Ils me perdent à ce moment-là : quelle divinité ? Je croyais qu’il n’y avait pas de religion à Auroville… Je suis peut-être trop terre à terre mais pour moi, qui dit divinité dit forme religieuse !

On ne supporte pas la vidéo très longtemps et on va chercher notre pass, qu’on nous donne même si on n’a pas tenu les 10 minutes ! Le Matrimandir n’est censé être qu’à un kilomètre, « sous un chemin ombragé », mais avec la chaleur on ne dit pas non quand on nous propose d’y aller en voiture. Bon, c’était sans compter que les Indiens ont cette manie de monter à 30 dans un véhicule qui ne peut en contenir que 10, du coup on est tout serrés. Je n’aime déjà pas être collée à des inconnus quand il fait froid, alors quand il fait une petite quarantaine de degrés, c’est pire ! Le trajet est très court, heureusement. On marche un petit peu pour arriver au fameux Matrimandir. Maman me disait qu’on y avait été en 1998 (je ne m’en rappelle pas, évidemment), et qu’on devait faire la queue en file indienne (sans mauvais jeu de mots), dans le silence complet, pour aller à l’intérieur et passer quelques secondes devant le cristal au centre de la structure, censé représenter l’âme d’Auroville. 19 ans après, ce n’est plus pareil : on ne peut aller dedans que pour y méditer, et il faut réserver à l’avance. Ce qui est gratuit et accessible sans réservation, cependant, c’est ce qu’ils appellent le « point de vue ». Je ne peux pas considérer le Matrimandir comme beau, mais c’est quelque chose de très particulier et je n’ai jamais rien vu de tel. Ca vaut quand même coup quand on est à Pondichéry d’aller y faire un tour, et je suis contente de l’avoir fait. J’aurais juste aimé pouvoir par exemple discuter avec des habitants d’Auroville et mieux comprendre leur fonctionnement concret, car évidemment, en lisant uniquement les panneaux explicatifs, tout semble idyllique – même trop beau pour être vrai.

We then drove to Auroville. As soon as you get out of the city, you see cows everywhere! They seem to eat everything they find… I saw one destroying a cupboard box. On the road, we also goats and pigs. It’s still surprising for a French city girl like me! The setting doesn’t change much from the city center, it’s still this impressive colorful mess. I hadn’t got enough sleep when we were in India so the lack of sleep, the heat and the drive gently rock me into sleep. I woke up as we were arriving in Auroville.

Auroville is a place does not share usual society’s norms. In 1968, a woman that we call « Mother » founded this community. Her goal was to gather people from all nationalities, beliefs and religions and to live in harmony. In Auroville, there are no laws, rules or belongings. It claims to be an united and universal city. Obviously, you can only approve the concept. However, as I read more about it at the information center, I realize that I don’t agree with everything. Moreover, even though they advocate for no belongings, they still sell very expensive objects and clothes that the average Indian can’t afford. And although they pretend not having any religion, it is all too spiritual for me…

As for the visit itself, first we went through the information center where we learned more about the history and the concept of Auroville. We were then told that to get the free pass to go see the Matrimandir, or « the soul of Auroville » (when I told you it was too spiritual for me…), we had to watch a 10-minute video. We obediently started to watch it but we were not able to take much interest in it. It is a video where you learn about how the Matrimandir was built. I mostly watched the pictures rather than listened to the explanations, as the quality of the sound was pretty bad and I wasn’t able to understand much, even though it was in English. You can thus see the Matrimandir taking shape little by little, with people from all over the world working together on it. Around the structure are twelve open petals. They represent the qualities that you developp, some are about humanity and others about divinity. They lose me then – what divinity? I thought they didn’t have a religion… Perhaps I’m too pragmatical but to me, when you talk about a divinity you talk about something religious!

We could’t stand the video too long and we went to get our passes, that we were still given even though we didn’t watch the entire video! The Matrimandir is supposed to be one kilometer away but because of the heat, we didn’t refuse when we were offered to be driven there. Well, it was without counting on the Indian habit to pack up their vehicles as much as possible… We ended up being way too many inside the car but thankfully, it really didn’t take us long to get there. We then had to walk a few minutes to get to the Matrimandir. My mum was telling me that we went there in 1998 (but of course, I don’t remember it) and that we had to queue up, in a single file, and we were not allowed to say a word! This was compulsory if we wanted to go inside and spend a few seconds in front of the crystal at the center of the structure, which is supposed to represent the soul of Auroville. 19 years later, the rules have changed: we can’t go inside unless for meditation, and you have to book ahead. What is free and accesible without reservation though is what they call « the viewpoint ». I can’t consider the Matrimandir as beautiful but it’s something very particular and I had never seen anything like it before. It is still worth seeing if you’re in Pondicherry, and I’m glad we did it. I would just have liked to get to meet inhabitants and talk to them in order to understand better how Auroville exactcly works. When you just read the explanations, eveyrthing seems to be idyllic – even too beautiful to be true.

Le chemin pour arriver jusqu’à Auroville – The path to get to Auroville

Le centre d’informations – The information center

Autour du Matrimandir – Around the Matrimandir

Matrimandir

On reprend un bus puis on sort d’Auroville, en ayant pris au passage un logo seulement visible en Inde : celui des toilettes pour femmes, avec une dame en sari ! Très rigolo !

We took a bus back to the information center and we left Auroville. On the way back I took a picture of a logo that you can only find in India: the logo for the women’s toilets, with a lady wearing a sari! Very funny!

J’avais repéré une plage sur laquelle je voulais aller, la plage Paradiso, mais le chauffeur nous dit qu’elle ferme à 17h. Il est alors 16h15 et la plage se trouve à l’opposé, donc le chauffeur nous propose de nous accompagner à une autre plage qu’il connaît. On accepte et on se retrouve peu après sur une plage… dégueulasse. Maman me dit que toutes les plages sont comme ça, sauf celles privées et auxquelles on n’accède que par un hôtel (c’était le cas de celle où je voulais aller, d’où l’heure de fermeture). Je suis choquée et déçue. Je n’ai aucune envie de me promener sur une plage qui est jonchée de déchets. Je n’ai pas beaucoup parlé des déchets, mais tout est très sale. A Pondichéry même, ça va encore, mais dès qu’on sort du centre, les routes sont bordées de détritus. Des tas et des tas d’ordures, étalés sur des kilomètres. Sur la plage, c’est la même chose. Ca m’attriste tellement.

I then wanted to go to a beach, Paradiso beach, but our driver told us it would close at 5PM. It was 4.15 and the beach was on the opposite side, so the driver suggested another beach he knows. We accepted and a few minutes later, we ended up on a beach… the dirtiest beach I’ve evenr seen. My mum told me that all the beaches are like this one, except the private ones that you can only access through a resort (like the one I wanted to go to, hence the closing time). I am in shock and disappointed. I absolutely don’t feel like walking on beach covered with garbage. I haven’t talked about waste yet, but everything is extremely dirty. In Pondicherry city center, it’s alright, but as soon as you leave the center, roads are surrounded by garbage. Loads and loads of trash, spread over kilometers. Same thing on the beach. It really upsets me…

J’espère que vous appréciez cette série autant que je prends plaisir à l’écrire – la suite bientôt 🙂

I hope you like this series as much as I enjoy writing it – to be continued! 🙂

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