Cardiff

Un des aspects que je préfère dans le fait de vivre à Londres, c’est de pouvoir m’en échapper de temps en temps.

Pour les occasions comme Noël ou les anniversaires, au lieu de s’offrir des choses dont on a nullement besoin et qui ne rentreront pas dans la valise au prochain déménagement, Ciarán et moi préférons utiliser notre argent dans des plus ou moins grandes escapades. Cette fois-ci, on avait pris des billets pour le Pays de Galles, où nous n’étions jamais allés.

Cardiff est la ville parfaite pour s’évader un week-end. Samedi et dimanche nous ont permis d’en voir l’essentiel.

Cardiff Bay

Cardiff Bay a récemment été aménagé afin d’offrir de quoi se restaurer, de quoi visiter et de quoi se loger. Un pari réussi puisqu’on y trouve entre autres Mermaid Quay, un centre commercial abritant de nombreux restaurants, la National Assembly for Wales, le Millenium Center, l’église norvégienne, Dr. Who Experience, et le barrage jusqu’à la petite ville de Penarth.

Millenium Center, immense centre artistique.

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Quand nous avons marché jusqu’à Penarth, il faisait encore beau, et la lumière était superbe !

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Le bâtiment du Parlement (qui n’est pas officiellement un parlement…), le Senedd, est un bâtiment extrêmement écologique, utilisant des énergies renouvelables et des ressources naturelles. Le Parlement se veut d’une parfaite transparence : il est possible (et très facile) de le visiter, et d’assister à des séances – en semaine seulement, mais le week-end, la visite est tout aussi intéressante et nous explique avec détails le fonctionnement du parlement. C’est assez incroyable comme système, et très démocratique, bien qu’ils soient très dépendants de Westminster et qu’ils ne puissent pas prendre autant de décisions qu’ils le souhaiteraient peut-être.

National Assembly Wales. A gauche: Pierhead et à droite : Senedd.

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L’intérieur très moderne du Senedd

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Les arcades

Au centre-ville, j’ai été charmée par la multitude d’arcades commerçantes dans la ville, formant d’adorables petits tunnels reliant les rues.

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Cardiff Castle 

Malgré le prix (12£ pour les adultes, sans la visite guidée qui coûte 3£ de plus et dure 50 minutes), le château vaut le détour. Par manque de temps (et d’argent), j’ai opté pour la visite par moi-même, avec l’audio-guide (disponible en plusieurs langues). J’ai apprécié le fait que la visite soit totalement libre, sans sens imposé, ce qui m’a permis d’errer à ma guise et à mon rythme.

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Coup de coeur pour l’Arab room,

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la bibliothèque,

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et les abris anti-bombardement, à l’intérieur des remparts. Je me suis retrouvée là-dedans presque par hasard. Ce n’est pas du tout indiqué ; à un moment j’ai vu un long et sombre couloir, pas vraiment accueillant, et il me semblait même entendre des voix… Un petit garçon a appelé ses parents, disant qu’il avait peur, et j’avoue que je le comprenais ! Je me suis quand même aventurée là-dedans, pour en réalité découvrir ces abris. Les voix que j’entendais n’étaient autre que des enregistrements de radio de l’époque, et tout le long du couloir sont affichés des posters de propagande. J’étais toute seule à arpenter ces abris et j’ai vraiment adoré l’ambiance.

Juste à côté du château se trouve le très amusant (et l’endroit le plus photographié de Cardiff, apparemment) mur des animaux, ainsi que Bute Park, juste derrière.

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L’université

Nous avons fini notre séjour par un petit tour dans le quartier de l’université et ses imposants bâtiments.

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Quelques (més)aventures 

Le très bon point de Cardiff : les gens ! Aussi adorables que les Irlandais ! N’étant pas du tout sûrs du chemin à prendre pour aller à Cardiff Bay, on demande à une dame. Celle-ci commence à nous expliquer, et nous dit qu’elle va nous accompagner. Moi, je me dis que c’est sur son chemin. Mais pas du tout ! Après cinq bonnes minutes, elle s’arrête et nous dit « à partir de maintenant, c’est tout droit » et nous donne des repères pour être sûre qu’on ne se perde pas. On s’en va et quand je me retourne, je vois qu’elle repart dans la direction opposée ! D’une manière générale, nous n’avons rencontré que des gens très gentils, et contrairement aux chauffeurs de bus londoniens, à Cardiff ils répondent et sourient quand on leur dit « bonjour » !

Le mauvais point : le système de bus. Alors, les bus, c’est vraiment la galère dans beaucoup de villes (cf Dublin… et même Londres parfois), mais là, je dois avouer que Cardiff détient la palme du n’importe quoi. Une fois qu’on sait quel bus on doit prendre, le défi monstrueux est de trouver l’arrêt, indiqué par deux lettres (du type KJ, KH) sur une carte. Pour peu que vous vous trouviez au milieu de la rue au moment où vous cherchez votre arrêt, il va s’agir déjà de partir du bon côté (et d’être du bon côté du trottoir, ce qui n’est pas non plus gagné). Parfois, un même nom d’arrêt se trouve sur deux rues différentes, donc il faut se préparer à marcher. Comme à Dublin, il faut avoir la monnaie exacte (£1.80 un aller, £3.60 un ticket à la journée), sinon tant pis pour vous. Mais attention ! Il existe deux compagnies de bus : Cardiff Bus et NAT Group. Cette dernière, apparemment, est assez récente et a très peu de lignes. Evidemment, il a fallu qu’on en prenne une, sans le savoir. Pourquoi c’est si dérangeant ? Car les tickets de NAT Group ne sont pas valables dans les Cardiff Bus, et inversement… et qu’il y a beaucoup plus de Cardiff Bus que de NAT ! Autre problème : sur cinq bus que nous avons pris dans le week-end, seulement un annonçait les arrêts. Quant aux autres, tant pis pour les touristes, débrouillez-vous pour savoir quand faut descendre, a piece of cake quand il fait nuit et qu’il pleut des cordes. Et enfin, parce qu’il fallait bien que vraiment, on pousse le complot jusqu’au bout : alors qu’on attendait notre bus (après 30 minutes à chercher le bon arrêt), qu’on était bien sûrs de nous, que le bus était indiqué sur l’arrêt et sur l’écran précisant les horaires, le bus ignore mon signe et nous passe devant… On a dû lui courir après (merci le feu rouge), pour que le chauffeur nous dise « je m’arrête pas ici » ! Fort heureusement, il a accepté de nous laisser monter. Et on n’a jamais compris pourquoi il ne s’était pas arrêté. En revanche, bonne chose par rapport au NAT : c’est moins cher (£1.60 l’aller, £3 la journée) et ils rendent la monnaie.

Je vous laisse regarder bieeeen plus de photos (j’ai presque atteint ma limite de photos sur ce blog… argh…) ici, si le coeur vous en dit !

Et au final, malgré un très bon week-end… un des aspects que je préfère dans le fait de vivre à Londres, c’est d’y retourner.

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