Wake me up when September ends

Plus d’un mois sans article et plus d’un mois de vie à Londres sans une seule mention de combien c’est génial… et pourtant, comme toujours en cas de silence plus ou moins prolongé, beaucoup de temps libre et aucune excuse à part celle de « j’avais pas spécialement envie d’écrire sur mon blog ». Et ce qui est incroyable, c’est que cette excuse est bien la meilleure de toute, c’est ça la beauté de tenir un blog! 😉

Alors, contrairement à ce que l’on pourrait penser, je n’ai pas passé ces dernières semaines à travailler d’arrache-pied, ou à traîner chez moi en chaussons à tête de mouton à boire du thé et à manger des gâteaux (même si cette dernière hypothèse s’avère être plus proche de la réalité). En vérité, j’ai mélangé vies de prof, de jeune étudiante à l’étranger et de touriste. Ceci se traduisant par: se préparer à la rentrée, chercher un petit boulot en mangeant des ramen devant l’ordinateur ou en faisant des pauses pour concocter des pâtisseries et des vrais plats, trouver un petit boulot pas si petit que ça et faire des allers-retours pour les entretiens, les réunions, les formations, se coucher et se lever (très)(trop) tard, enchaîner les RDV skype (et monopoliser la parole puis raccrocher en n’ayant pas dit le quart de ce qu’on avait à raconter), et puis bien sûr, visiter visiter visiter et prendre plein plein plein de photos!

Et la vie à Londres, ça donne quoi?

Ca donne à peu près tout ce à quoi on peut s’attendre quand on déménage ici. C’est-à-dire un mélange d’excitation quotidienne (tu te réveilles chaque matin dans ton lit A LONDRES! tu te promènes tous les jours A LONDRES! tu vas au boulot A LONDRES! et tu ne t’en remets pas!) et de frustration permanente (c’est trop cool ça je veux trop le faire! ah… sauf que j’ai pas encore gagné au loto… zut alors). Très honnêtement, ma vie n’a pas radicalement changé, mis à part que je suis encore plus près de mes sous qu’avant et qu’économiser 50p me met en joie pour la journée (voire la semaine).

Je vous vois venir, sarcastiques au possible, donc je vous le dis tout de suite: je ne suis pas encore devenue une grosse snob avec un accent posh qui a fait le tour de Londres en trois semaines. Ma vie n’a pas radicalement changé, certes, mais je crois que je l’aime encore plus qu’avant. J’adore être ici, j’adore presque tous les détails de mon nouveau quotidien (« presque » parce que j’ai très envie d’un câlin de ma maman, de ma soeur, de mes neveux, de tout le monde en fait!!), j’adore vivre avec trois personnes adorables dans notre petite maison, j’adore mon trajet jusqu’à la fac avec le Gherkin au loin, j’adore décider au dernier moment de ce qu’on va aller explorer chaque week-end, j’adore aller lire ou écrire au parc dès qu’il fait beau et étudier la vie des écureuils, j’adore prendre des petites rues et toujours tomber sur un détail inattendu, j’adore rigoler avec les collègues au bureau, j’adore regarder les gens dans le métro (j’adore moins prendre le métro…), j’adore faire partie de cette ville si particulière.

Alors pour que cet article ne soit pas complètement cheesy, je me dois de vous faire part de quelques anomalies dans ce pays de fous 😉 – certaines sont communes à l’Irlande, d’ailleurs!

  • le fromage râpé: alors, le concept de fromage râpé a l’air de leur échapper complètement (ou alors, c’est LEUR concept qui m’échappe, possible également). Je ne sais pas dans quel monde le mot « râpé » peut donner lieu à une sorte de truc étrange qui a juste l’air d’épaisses ficelles de fromage.
  •  les dates de péremption: faire ses courses requiert une vigilance extrême. Tous les produits frais (et moins frais, comme le pain de mie, mon pire ennemi des dates de péremption) sont soit déjà périmés, soit périmés le jour même ou le lendemain. Au plus tard, ce sera à consommer dans les deux jours. Encore une fois, je ne sais pas dans quel monde on peut manger un paquet entier de pain de mie en 24h, à moins de nourrir une famille de six enfants, ce qui ne doit tout de même pas être le cas de tout le monde (à moins que…??). Et vous savez comme souvent on se dit, allez, la date de péremption, c’est pas si important, c’est juste indicatif… tout dépend de si vous voulez manger votre pain verdâtre, votre bacon avec des tons bleus, ou votre raisin avec des petits moutons blancs dessus (si on aime les couleurs c’est sympa, ceci dit)(et du coup, oui, vous l’aurez compris j’ai fait le test de dépasser la date). Bien sûr ce n’est pas tout le temps comme ça, j’ai traîné mes oignons nouveaux dix jours après la date et tout s’est bien passé. Amen.
  • la circulation: ici, c’est comme si aucun rôle dans la rue n’était le bon. En bus, en taxi ou en voiture, c’est infernal, on est toujours coincés, à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit. Mais à vélo ou à pied, c’est une lutte de chaque instant, la loi du plus fort, malheureusement régie par les feux qui restent verts en moyenne trois secondes vingt-deux pour les piétons contre dix minutes quarante-six pour les voitures, et qui ne sont jamais synchronisés, si bien qu’il faut prévoir de rester bloqués un bon moment au milieu de la route quand on traverse.
  • la météo: je vais vous faire la révélation du siècle en vous déclarant que la météo ici c’est… n’importe quoi! 😉 le parapluie est votre meilleur ami, l’oublier sera la pire erreur de votre vie (ça aussi, j’ai testé, j’aime vivre dangereusement). Un ciel bleu parfait ne peut que cacher une pluie torrentielle dans les minutes qui suivent. Non, ne cherchez aucune logique là-dedans.
  • les transports: ah, les transports! Ca ne peut pas être pire qu’à Dublin rassurez-vous, et d’une manière générale ils sont quand même bien organisés. Mais tout comme pour les dates de péremption et la circulation, il ne faut pas perdre une seconde de concentration si vous ne voulez pas vous retrouver à l’autre bout de la ville (bon j’exagère, si vous vous trompez vous pouvez toujours descendre, ok, c’est vrai…). Naïvement je pensais qu’une ligne allait dans une direction ou dans l’autre. En fait, pas du tout. Une ligne va dans 50 directions ou dans l’autre. Certaines vont bien au terminus indiqué sur les cartes, mais d’autres s’arrêtent en plein milieu – on se demande pourquoi, et puis d’autres bifurquent totalement à un moment – il s’agit donc de savoir quand! Donc se dire « je dois prendre la District aujourd’hui » ne suffit pas, il faut aussi savoir où est notre arrêt par rapport aux différents terminus. Et quand on vient d’une petite ville, c’est tout nouveau (et un peu rigolo, on se sent trop fiers de trouver son chemin, on est en mode gros aventuriers dans le métro).

Croyez-le ou non, j’ai commencé cet article le 18 septembre en ne cessant de le modifier, de reporter à plus tard sa publication, mais je pense qu’il est grand temps d’arrêter de procrastiner et d’appuyer sur le bouton « publier »! Les photos et les vraies aventures arriveront un autre jour… ainsi que la suite et fin du périple irlandais! Stay tuned 🙂

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