En pleine carte postale

Nos quatrième et cinquième jours en Irlande furent deux journées incroyables à en prendre plein les yeux – mon objectif sera donc de vous ébahir également !

Depuis Derry, nous rejoignons la Chaussée des Géants. Avant de rentrer dans le vif du sujet de vous bombarder de photos, ceux et celles qui prévoient d’aller là-bas seront intéressé(e)s par ce que je m’apprête à vous révéler (rien que ça!): contrairement à ce que les guides laissent entendre, il n’est nullement obligatoire de payer pour visiter la Chaussée des Géants. Il est en effet nécessaire de se garer quelque part si on vient en voiture, mais pas forcément sur le parking principal où il vous sera demandé environ  9 livres par personne… Ce tarif inclut en réalité le parking, l’accès au restaurant et la boutique, et des audioguides pour mieux comprendre la chaussée des géants. En revanche, si vous souhaitez uniquement vous promener tranquillement en profitant pleinement des incroyables paysages qui s’offrent à vous, il suffit de se garer plus bas, à quelques mètres du « Visitor’s Centre », dans un parking à six livres par véhicule, juste à côté de la station du petit tram touristique. Je suis à peu près persuadée qu’il existe même un parking gratuit, d’ailleurs, j’attends vos témoignages 😉 Il est également possible d’arriver en bus avec la ligne 252 d’Ulsterbus, qui vous dépose en face du parking principal.

Une fois garés, plusieurs solutions sont envisageables. Si vous manquez de temps, si la météo est désastreuse et/ou que vous ne vous sentez pas capables de marcher beaucoup, le « Blue Trail » est le chemin le plus simple d’accès, sur une route goudronnée, que vous pouvez emprunter à pied ou en navette (1£ par personne et par trajet). Pour les autres, je conseille très vivement le « Red » ou le « Yellow Trail », indiqués comme étant plus difficiles mais qui valent vraiment le coup. Nous avons pris le Red Trail, qui commence par grimper pour longer les falaises et permet de s’émerveiller à chaque pas. Très honnêtement, si vous êtes en forme correcte et que vous n’avez pas de jeunes enfants, ce chemin est tout à fait accessible et permet de voir bien plus de beaux paysages qu’en se contentant du trajet le plus facile. Au bout d’un moment, le sentier est bloqué et il faut faire demi-tour, ce qui fait rejoindre le Blue Trail et mène finalement à la Chaussée des Géants en elle-même. D’un coup, le nombre de touristes augmente considérablement!

Pour résumer notre trajet: nous avons commencé par monter, pour longer des falaises, puis nous avons fait demi-tour pour descendre vers la Chaussée. Mais on peut tout à fait décider d’aller directement à la Chaussée sans aller vers le haut des falaises. Le fait qu’il y ait plusieurs trajets possibles permet, je trouvais, de limiter l’affluence et de ne pas se marcher dessus – peut-être car moins de touristes décident de marcher longtemps.

Quelques photos prises en chemin, un avant-goût de tout ce qu’on allait voir pendant le reste du séjour…

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Concernant la chaussée en elle-même, difficile de ne pas être ému(e) quand on se retrouve sur ces étranges colonnes, happés par le vent, intimidés par les imposantes falaises… Impossible de ne pas prendre des dizaines de photos, et tout aussi impossible de retranscrire la puissance de ce que l’on ressent.

La chaise

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Colonnes

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Quoi? Comment ça, je les ai prises cinquante fois en photo? 😉

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Le chemin goudronné qui relie la chaussée au visitor’s centre (ici, au retour)

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Selon la légende, la chaussée fut créée par la force d’un géant. Deux géants rivaux, l’un Ecossais (Benandonner) et l’autre Irlandais (Finn McCool), étaient sur le point de s’affronter. Afin de rejoindre l’Ecosse à pied, Finn construisit une chaussée entre les deux rives. Mais en voyant la stature de son ennemi, il prit peur, et prétendit être un nourrisson pour que Benandonner imagine la taille du père et s’enfuie… en prenant soin de détruire la chaussée pour éviter que Finn ne le suive. Moins poétique, je tiens du Routard 2015 que les colonnes sont dues à un « refroidissement rapide de coulées de laves basaltiques ». Mais bon, chacun son interprétation 😉

Je m’attendais à ce que nous soyons envahis par les autres touristes mais au final, même si nous n’étions évidemment pas les seuls, c’était tout à fait supportable. La chaussée est bien surveillée, à cause de la puissance du vent et de la proximité de l’eau. Des sauveteurs sont présents et empêchent les touristes trop téméraires et/ou inconscients de s’approcher du bord des rochers.

Parce que les émotions de la journée ne faisaient que commencer, nous nous sommes ensuite rendus à Carrick-a-Rede et son pont de cordes. Là encore, il faut payer pour traverser le pont (environ 5£ par adulte). Je suis tout de même tentée de dire qu’elles valent le coup, mais d’un autre côté je suis toujours scandalisées que même les paysages soient facturés…

On marche pendant une vingtaine de minutes, encore au milieu de beaux paysages (bien que mes photos aient été altérées par la pluie battante), avant d’arriver au pont qui relie deux falaises. Petites jambes et souffle court s’abstenir car on doit monter et descendre un bon nombre de marches.

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J’ai longuement hésité avant de prendre mon ticket pour le pont. 30 mètres au-dessus de la mer, seulement huit personnes à la fois autorisées sur le point, le vide bien visible sous les pieds… Et puis j’ai finalement voulu tenter l’expérience, ne serait-ce que pour vous en faire part par la suite! Je n’ai franchement pas regretté mais je tremblais et avais du mal  à avancer! Le pire n’est pas le pont en lui-même mais le fait qu’il tangue à chaque pas des autres touristes… Pas d’autre choix que d’alors continuer à avancer en regardant droit devant soi!

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Une fois le pont franchi, une nouvelle épreuve nous attend: la falaise à gravir, même si elle n’est pas haute depuis le pont, les pierres sont franchement glissantes, la terre boueuse par temps pluvieux comme c’était alors le cas, et aucune protection une fois haut. Si on est d’attaque, quelle récompense à la fin!

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Une autre vue du pontSONY DSC

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On finit la journée par Dunluce Castle. On ne le visite pas (entrée payante, vous vous en doutez) mais on descend (et on remonte) la centaine de marches pour accéder au bas du château et à la belle vue.

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Quelques photos bonus

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J’ai été charmée par ce pot de sucre abandonné sous la pluie.
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Following the Wild Atlantic Way

Le lendemain, tour de la péninsule d’Inishowen: de plages en plages, en arpentant les routes les plus sinueuses au beau milieu de paysages à couper le souffle. Nous voilà projetés en pleine carte postale.

On débute la visite par un fort préhistorique, Grianan Ailigh, qui fut la résidence des O’Neill, les rois d’Ulster. Il est érigé en haut de la montagne Greenan, offrant une magnifique perspective sur la région du Donegal.

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En route, on s’arrête dès qu’on peut pour mitrailler…

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La route à suivre pour faire notre itinéraire: Inis Eoghain 100, indiquée par ce symbole.
En bleu, la « Wild Atlantic Way ».

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Des moutons!SONY DSC

Petite promenade d’un kilomètre qui mène à une cascade. Du vert, encore du vert!
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Sous une pluie battante, on court jusqu’à la Donagh Cross, la plus ancienne croix sculptée d’Irlande.

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Quelques clichés et on remonte dans la voiture, direction Trawbreaga Bay, après le tout petit village de Malin. La route devient de plus en plus étroite, les virages sont bien secs, mais la vue sur tout la baie est incroyable.

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D’autres photos prises en chemin, sous le soleil!

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Parce qu’il n’était pas toujours possible de s’arrêter sur le bord de la route, mais que je mourais d’envie de partager avec tout le monde un mince aperçu de ce que je voyais depuis la voiture, j’ai pris cette photo alors qu’on s’approchait d’un cheval (sur la gauche) et qu’on avait tout le loisir d’admirer cette superbe vue:

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L’objectif ultime de ce tour est d’arriver à Malin Head, le point le plus septentrional d’Irlande. Là-bas, comme une sensation d’être au bout du monde… et d’avoir mérité un nouveau magnifique point de vue. Il paraît que c’est l’endroit le plus ensoleillé d’Irlande!

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Affamés, on s’arrête au bar le plus au Nord de l’Irlande: Farren’s Bar! On nous regarde un peu comme des aliens et il n’y a que trois pizzas au menu mais peu importe: on est au bout du bout, on l’a fait!

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Je n’ai pas pu m’empêcher de prendre ces enfants en photo: sur les genoux pour commander des bonbons au bar, comme pour imiter leurs parents quand ils réclament une bière…

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En finissant la boucle, on prend le temps de descendre sur une autre plage.

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Et pour finir l’article en beauté: un MOUTON!

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La prochaine fois, on fera un tour dans le Connemara!

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