La nuit au musée

Je vous avais parlé, il y a presque un mois de cela, de la nuit des musées. Ces dernières semaines ayant encore filé à vitesse grand V, je n’ai toujours pas pris le temps de revenir ici et de vous nourrir de mes fabuleuses aventures!

Le samedi 16 mai 2015 a eu lieu la nuit européenne des musées. Pour ceux et celles qui n’en connaîtraient pas le principe, il s’agit d’une nuit exceptionnelle dans l’année où les musées en Europe ouvrent jusqu’à tard dans la nuit, et sont pour la plupart gratuits. A Tours, nous avions la possibilité de visiter le Musée des Beaux-Arts, le Muséum d’Histoire Naturelle, le Château, le Musée du Compagnonnage, le Centre de Création Contemporaine, et les octrois, le tout de 19h/20h à minuit ou une heure.

Pour moi, c’était une occasion de sortir un peu de la routine et d’en profiter pour (re)visiter des endroits où on ne pense pas aller. Et de nuit, l’ambiance est toute différente.

Nous avons d’abord tenté notre chance au Muséum d’Histoire Naturelle, mais devant la bien trop longue queue, nous avons décidé de visiter un autre musée et de revenir là-bas en dernier, en espérant que plus la nuit avancerait, le moins de couples parents-enfants attendraient. Nous avons donc finalement jeté notre dévolu sur le musée du Compagnonnage. Ce dernier se situe dans l’ancienne abbaye de l’église Saint-Julien.

La première partie du musée est consacrée à l’histoire du compagnonnage. Je pourrais bien sûr vous préparer tout un exposé à ce propos, mais je vais simplement vous tracer les très grandes lignes (on ne dirait pas mais parfois je peux avoir l’esprit de synthèse). Les origines du compagnonnage remonteraient au Moyen-Âge. L’organisation des travailleurs en compagnonnage diffère selon les corps de métiers, et selon les hypothèses. D’après ce que j’ai pu retenir, ces associations peuvent être comparées à celles des syndicats, dont le principe repose sur l’entraide et la solidarité. Comme l’Histoire n’est jamais toute rose, les compagnonnages ont eu leur lot de répressions, persécutions, interdictions… Aujourd’hui, le Compagnonnage est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Je ne connaissais vraiment pas grand chose au compagnonnage donc j’en suis sortie un brin plus cultivée, même si j’ai conscience qu’à chaque fois, j’ai beau me concentrer sur les panneaux explicatifs,  j’en oublierai la moitié du contenu bien trop rapidement… L’avantage d’écrire ici est justement de me permettre de me renseigner un peu plus et de retourner chercher les informations manquantes!

La deuxième partie du musée présente les différents corps de métiers, du serrurier au couvreur en passant par le forgeron.

Les Hospices de Beaune, en sucre! 

Paire de chaussures de clown

Une de mes oeuvres préférées: la tour de Babel, en sucre! D’une manière générale, j’ai trouvé que les oeuvres des pâtissiers étaient les plus impressionnantes.

Au musée des Beaux-Arts, ce qui m’a le plus intéressée fut la vue sur la cathédrale et le soir qui tombait.

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L’escalier et les jardins valent également le détour!

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Le reste du musée n’est pas forcément ce que je préfère, même si cela me rappelle toujours mes sorties d’école primaire, où on finissait dans un petit atelier pour faire de la poterie. Petit plus pour la nuit des musées: les visiteurs avaient accès à des salles d’habitude fermées, avec des oeuvres en restauration. Un guide expliquait les subtilités de la conservation et restauration. Grosse déception par contre: les enfants avaient le droit d’essayer des costumes et de se faire prendre en photo, mais rien n’était prévu pour les plus grands enfants!!

On nous avait fait miroiter qu’à la tombée de la nuit, le château serait éclairé. Nous y sommes donc allés vers 22h, mais rien de spécial n’était organisé. En revanche, l’exposition temporaire était vraiment passionnante. Elle retrace le parcours de Nicolas Muller, photographe hongrois et juif. Ses photographies dites d’un style « documentaire humaniste » relatent ses rencontres à travers les différents pays de son exil.

Maison de campagne, Madrid.

Comme prévu, nous avions réservé le muséum d’histoire naturelle pour la fin. Etonnamment, même à 23h passées, la queue avait à peine diminué. Coup de chance: nous avons fait partie du dernier groupe de visiteurs à être accepté avant la fermeture!

L’exposition temporaire, au rez-de-chaussée, était alors destinée aux… mammouths! J’ai ainsi appris, prenez-moi une idiote, que les mammouths n’étaient pas les ancêtres des éléphants mais bien une race à part.

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Vous serez également d’apprendre que la race de mammouth ayant vécu en Europe est le charmant mammouth laineux! Et comme tout le monde le sait, les trucs à poils, c’est ce qu’il y a de mieux.

Les autres étages du musée abritent toutes sortes d’amphibiens, reptiles, insectes… Dont cet iguane bien à l’aise pour faire sa sieste.

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L’an prochain, nous serons à Londres pour cet événement, je vais donc m’attendre à ce que les personnages du British Museum s’animent à la tombée de la nuit 😉

Pendant que j’y pense: maintenant que j’ai un peu plus de temps, je vais enfin créer et mettre à jour la page des liens utiles vers les sites, monuments, attractions des différents endroits que j’ai visités récemment. N’hésitez pas à aller y faire un tour et me poser des questions, que vous prévoyiez une petite escapade ou non 😉

Et pour conclure et vous dire à bientôt, la photo bonus de l’article qui n’a rien à voir avec le reste mais qui est trop hilarante pour ne pas être publiée quelque part: un chat pris en plein bâillement.

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Et vous? Vous avez déjà fait la nuit des musées, dans votre ville?

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