People say that your dreams are the only things that save you

Au moment où j’écris cet article, je suis encore en train d’essayer de faire comprendre à mon cerveau qu’en septembre je déménagerai dans un autre pays pour neuf mois. C’est étrange, combien on peut attendre quelque chose, et une fois qu’elle arrive, on se sent perdu, presque vidé, comme sur une autre planète. J’essaie de me répéter ‘hey, j’ai été acceptée à Londres! je pars dans quelques mois!’, mais j’ai toujours la sensation que je vais recevoir un message me disant que c’était un pauvre poisson d’avril, que bien sûr que non, ce n’est pas moi qui ai été prise, qu’est-ce que je m’imaginais.

Si on m’avait dit qu’un jour, j’allais vivre à Londres, je n’y aurais bien sûr pas cru. Londres, c’est la ville dont je rêvais sans y être jamais allée quand j’étais encore une adolescente plus ou moins rebelle qui pensait que l’herbe était forcément plus verte ailleurs (surtout là où il pleut sans arrêt… 😉 ), la ville remplie de Français expatriés et donc la ville cliché, et pourtant la ville vers laquelle on est inexorablement attirés… Et du jour au lendemain, contre toute attente, c’est devenu la ville où je vais passer une année.

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Aujourd’hui, même si ce fameux ailleurs me tente toujours, même si (re)partir est une idée fixe, je suis consciente que rien ne remplacera ma ville natale, et même dans les moments où j’ai envie de tout quitter, je sais bien qu’une fois partie, je regretterai toutes ces petites choses qui me tiennent à coeur sans que je m’en rende compte, ces petits riens qui, au final, font tout. C’est pourquoi je sais que je vais passer ces cinq prochains mois à savourer le moindre détail, à croquer dans la baguette en sortant de la boulangerie, à manger trois fois trop chez Maman, à admirer la Loire en rentrant du travail, à noyer mes neveux de bisous et de câlins…

Pourtant, être déjà partie l’an dernier me permet d’être plus sereine, surtout que cette fois, il n’y a qu’un petit bout de mer à traverser et non plus tout un océan. Et puis, je vais avoir de quoi écrire des articles sur ce blog du coup, vous allez pouvoir me suivre partout! (ne retenez pas vos cris de joie, I know the feeling)

Pour l’instant, il faut déjà que j’arrive à assimiler la nouvelle de mon départ, et surtout que je règle tous les détails administratifs et pratiques à la con nécessaires et inévitables. Je suis déjà tellement préoccupée par la fin de l’année que j’ai l’impression que je ne croirai à tout ça qu’une fois que j’aurai mis le pied en terre anglaise…

D’ici là, j’ai encore plein de choses à vous raconter, par commencer par un petit aperçu d’un week-end de Pâques palpitant, entre boulot et grand soleil… See you tomorrow 🙂

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